UNISIC : la Rectrice Espérance Bayedila lance une refondation profonde

Dans une allocution faite, le mardi 27 janvier, à l’occasion de la cérémonie de présentation du nouveau Comité de gestion de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), la Rectrice Espérance Bayedila Bakanda Tshimungu a affirmé que cette alma mater se trouve à un tournant décisif de son histoire. A cet effet, la Rectrice en a appelé à des réformes profondes, plaçant son mandat sous le signe de la refondation institutionnelle. Ainsi, le concept central de cette refondation est l’assainissement, entendu comme un processus global visant à restaurer les fondements moraux, académiques, administratifs, financiers et relationnels de l’institution.

Un diagnostic sans complaisance et des actions concrètes pour redresser l’UNISIC

S’appuyant sur un état des lieux rigoureux, la Rectrice a dressé le tableau exhaustif des dysfonctionnements observés dans les quatre secteurs clés de l’institution. Il s’agissait respectivement des secteurs académique, de la recherche, administratif et budgétaire. Elle a évoqué notamment la dégradation du secteur académique, les irrégularités dans les parcours étudiants, la faiblesse de la gouvernance administrative, l’opacité dans la gestion financière et l’absence de mécanismes de contrôle conformes aux normes universitaires.

Pendant ce temps, en l’espace de quarante jours depuis son entrée en fonction, le nouveau comité de gestion a engagé une série de mesures structurantes. Il s’agit du contrôle physique du personnel, de la relance du dialogue social, de la mise en place d’une commission budgétaire, de la clarification du fonctionnement de l’école doctorale, de la lutte contre le plagiat, de la rationalisation des frais académiques et de l’amorce de la numérisation de la gestion universitaire.

Cinq défis à relever…

Il est à noter que la Rectrice a commencé par présenter ses vœux au personnel académique, scientifique, administratif et aux étudiants, avant d’évoquer les principaux défis auxquels fait face l’université. Elle a ensuite décliné son programme de gouvernance autour de cinq piliers stratégiques.

A cet effet, la Rectrice de l’UNISIC a identifié cinq défis majeurs à relever collectivement : l’instauration d’une gouvernance responsable, l’amélioration des infrastructures, la valorisation des ressources humaines, le renforcement de l’excellence académique et scientifique, ainsi que la consolidation de la cohésion institutionnelle face aux tentations de fragmentation identitaire.

Munus et Modus, une boussole pour l’UNISIC

En conclusion, Espérance Bayedila a rappelé la devise de l’UNISIC, Munus et Modus (la mission et la méthode) comme socle de la refondation engagée. Une vision qui ambitionne de restaurer la crédibilité, le prestige et la vocation sociale de l’université, dans le respect des valeurs académiques et des lois de la République.

Elle a enfin appelé l’ensemble de la communauté universitaire et des partenaires à un engagement collectif, plaçant son mandat sous le signe de la rigueur, de l’équité et du service à la science et à la société.

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