Vendredi 13 février, l’Ecole doctorale de l’UNISIC a organisé une séance de partage d’expérience entre le Chef de travaux Fabrice Aka Lukangi et l’Assistant Axel Ngotcho Ngila, deux scientifiques de l’UNISIC engagés dans les recherches doctorales. Pour cela, le premier effectue ses recherches sur place à l’UNISIC, l’autre évolue à l’Université Aix Marseille en France. Une véritable séance de regards croisés.
Par cet exercice, l’Ecole doctorale entendait dégager le contraste entre les contextes de recherche dans l’univers de la RDC et celui de l’Europe. En somme, les deux chercheurs ont livré à l’assistance un regard croisé des avantages et désavantages de la recherche scientifique, selon qu’elle se déroule dans un pays africain ou européen.
Au niveau des recherches menées en RDC…
Pour le Chef de travaux Fabrice Aka, la recherche scientifique menée en RDC est butée à un certain nombre de défis. Il s’agit notamment de l’accès aux données, l’accès aux financements et l’accès aux bases de données internationales. À ces contraintes matérielles, l’intervenant a ajouté la lenteur dans le traitement des travaux soumis. A ce sujet, Fabrice Aka a précisé que celle-ci est parfois tributaire de décisions individuelles. Ainsi, toutes ces contraintes compliquent le respect des délais au niveau de l’école doctorale. En conséquence, cela freine la dynamique de la recherche, a-t-il conclu.

A propos des réalités européennes…
A ce niveau, l’Assistant Axel Gontcho Ngila a parlé d’un environnement européen plus structuré. En effet, en Europe on dispose de bibliothèques bien fournies et d’un accès facile aux ressources numériques. A cela, il faut ajouter le respect strict des délais au niveau des écoles doctorales. Par contre, cette organisation s’accompagne d’une forte pression de résultats, a indiqué Axel Gontcho. En effet, “les exigences de productivité scientifique et le respect rigoureux des échéances peuvent représenter un défi considérable. Cela se ressent davantage lorsque le chercheur ne bénéficie pas d’une bourse d’étude. Et ceci l’amène à composer avec des contraintes financières”, a souligné l’intervenant.

En définitive…
Retenons que cette séance de partage d’expérience a suscité un vif intérêt auprès des doctorants et apprenants venus nombreux assister à cet exercice. Signalons que la modération de cette activité a été assurée par le Professeur David Pata Kiantwadi et ce, sous la supervision du Directeur de l’École doctorale, le Professeur ordinaire Phillipe Ntonda Kileuka.

